Fabrice, participant à un essai clinique en diabétologie

 

Le texte du témoignage

"Je mʼappelle Fabrice, jʼai 40 ans, je suis cadre bancaire et en fait je suis diabétique et on mʼa diagnostiqué cette maladie depuis désormais trois ans. Le protocole dʼessai dans lequel je suis consiste à tester un nouveau médicament qui est nouveau en fait surtout par son mode dʼadministration et par sa cadence dʼadministration puisque cʼest une molécule que je prends une fois par semaine, donc qui est à diffusion régulée dans le temps, ce qui évite en fait dʼavoir un traitement à sʼadministrer quotidiennement, donc en plus dʼun traitement de fond classique pour le diabète.

Jʼimaginais bien évidemment que le diabète faisait lʼobjet de recherches cliniques, mais de là à être moi concerné pour rentrer dans une population qui pourrait tester des médicaments avant quʼils ne soient mis sur le marché, moi ça me paraissait pas envisageable. En tout cas je nʼy avais jamais pensé. Jʼai été contacté par le centre dʼinvestigation clinique qui mʼa reçu et cʼest comme ça quʼon a commencé le protocole, donc cʼétait sur recommandation du service spécialisé qui sʼoccupait de moi.

La première question était de savoir quels étaient éventuellement les risques qui étaient liés à cette étude mais aussi très rapidement quels seraient les bénéfices et quʼest ce que ça pourrait apporter en plus par rapport à mon traitement de tous les jours. Lʼéquipe médicale qui mʼa reçu a été complètement transparente sur les enjeux, sur en quoi consistait lʼétude, il y a une documentation très fournie qui est remise au patient donc on prends la décision en connaissance de cause. Pendant quelques temps il a pu y avoir quelques craintes mais tout sʼest très vite dissipé par la suite.

Il est clair que par rapport aux contraintes de lʼessai clinique cʼétait relativement facile sʼil fallait uniquement prendre les contraintes dites matérielles et les contraintes dʼenvironnement de prendre une décision, maintenant si lʼessai clinique avait impliqué une présence beaucoup plus accrue à lʼhôpital, des immobilisations pendant une demi-journée ou une journée entière, un traitement pas forcément facile à suivre, ça aurait été plus compliqué, surtout eu égard aux contraintes professionnelles.

Il ne faut pas hésiter je pense à prendre son temps pour sʼengager et aussi et surtout ne pas sʼarrêter à des idées reçues sur une éventuelle dangerosité dʼune étude clinique, puisquʼil faut quand même avoir en tête que ces essais sont encadrés par des professionnels, quʼa priori ces professionnels connaissent très bien leur métier, que ces essais sont aussi parfois lʼoccasion dʼavoir un traitement un petit peu en avance par rapport aux autres, donc sans être alarmiste ça peut aussi permettre de gagner de la vie, et puis cʼest aussi une démarche personnelle mais qui peut avoir des répercussions au niveau collectif, à savoir que lorsquʼon sʼengage dans ce type de chose cʼest aussi pour les autres, parce que ça pourra permettre à dʼautres malades de pouvoir bénéficier dans plusieurs années de ces médicaments quʼon est en train de tester."

Témoignage de Fabrice, patient.

Mis à jour 11/04/2011

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