CPP

 

Le texte du témoignage

"Comité de Protection des Personnes (CPP)

Les CPP en traduction c’est Comités de protection des personnes, ce sont des instances indépendantes qui comportent des médecins, des chercheurs, des infirmières d’un côté, et de l’autre côté des personnes de la vie civile -  juristes, avocats, représentants des malades, et qui ont pour objet d’étudier les protocoles de recherche avant qu’ils ne démarrent sous l’angle du risque pour les patients, de leur protection vis-à-vis de leur participation au protocole, des explications qu’on leur donne, et qui doivent donc donner un avis favorable pour qu’un protocole puisse se faire.

La protection des personnes en France

La France est assez en avance, elle a créé depuis déjà longtemps ces structures qui doivent permettre d’aider les gens à prendre leur décision et veiller à ce qu’on leur propose une étude qui est utile, qui donnera des résultats et dans laquelle les risques sont acceptables par rapport aux bénéfices éventuels de leur participation.

Les essais cliniques ont évolué parce que les connaissent évoluent, la recherche évolue, mais aussi, en particulier en France, on a donné aux comités des responsabilités plus importantes puisqu’on leur a permis maintenant de regarder des essais qui sont à la limite du soin, de la prise en charge du patient dans sa pathologie et de recherches avec des risques peu importants mais qui sont quand même de la recherche. C’est au bénéfice du patient, cela permet de bien voir et vérifier ce qui est proposé, comment on explique aux gens la finalité, l’intérêt, l’importance des essais.

Les membres du comité

Sur un groupe de 14 personnes, 7 personnes sont plutôt sur le versant prise en charge des patients, médecins, infirmières et puis 7 personnes plus extérieures à la prise en charge parmi lesquelles on a 2 représentants d’associations de patients.

L’avis du comité

Lorsque le comité a fini sa discussion, soit le protocole est parfait, il n’y a rien à redire, il va envoyer un avis favorable au demandeur qui pourra commencer sa recherche. Ce cas est assez rare, bien souvent il y a des explications supplémentaires à demander, des modifications à faire sur la manière d’informer les patients. Toutes ces données recueillies pendant la discussion vont être transmises au demandeur et lorsqu’il aura répondu, si ses réponses sont satisfaisantes, il aura son avis favorable. Il arrive aussi que le dossier ne soit pas bon du tout, c’est rare, le comité peut parfaitement donner un avis défavorable et la recherche n’aura pas lieu.

Un élément important : dans les feuilles d’information qu’ont les patients, il est indiqué le comité qui a donné son avis. Donc ils peuvent toujours contacter ce comité s’ils souhaitent avoir une information complémentaire."

Témoignage du Dr Elisabeth Frija, présidente de la Conférence Nationale des Comités de Protection des personnes (CNCP)

Mis à jour 26/04/2010

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