Les promoteurs hospitaliers et institutionnels
Les établissements hospitaliers et en particulier les 29 Centres Hospitaliers Universitaires (CHU), l'INSERM et les organismes publics de recherche en santé humaine, peuvent se porter promoteur d'essais cliniques, ce qui signifie qu'ils en prennent l'initiative, en assurent le financement et en prennent la responsabilité.
Ces essais cliniques couvrent un champ très vaste puisqu'ils visent à améliorer la connaissance du fonctionnement de l'organisme humain (physiologie), de ses dysfonctionnements (physio-pathologie), de l'intérêt d'actes diagnostiques ou thérapeutiques. En 2010, l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris a été le premier promoteur de recherche clinique en France.
Le texte du témoignage
"Je suis médecin hospitalo-universitaire, j’enseigne la médecine à la faculté de médecine à Lyon. Je suis également praticien hospitalier dans un service de diabétologie – endocrinologie – nutrition, et j’ai une activité de recherche en dirigeant le Centre de Recherche en Nutrition Humaine Rhône-Alpes.
Je joue un rôle de directeur, je vais être au départ des études, des études de physiologie pour comprendre le mécanisme des maladies. Nous avons des liens avec des unités de recherche, unités Inserm, on va partir d’une question de recherche pour comprendre les mécanismes et bâtir un protocole clinique qui va nécessiter d’être décliné, puis de recruter des participants.
Avant j’ai été directement investigateur, j’ai été au quotidien en contact direct avec les patients qui participent à ces études et, dans le service clinique où je soigne des patients, je leur propose de participer à ces études en leur expliquant bien le déroulement.
Tout ce qu’on va trouver sur des modèles cellulaires ou sur des rongeurs doit être vérifié chez l’homme, la physiologie humaine étant très complexe.
Les patients diabétiques participent volontiers aux essais car il n’existe pas de traitement idéal et le traitement qu’ils vivent au quotidien est contraignant. Ils seraient ravis d’avoir des traitements plus efficaces et moins contraignant.
Il existe plusieurs types d’essais cliniques, il y a des essais de physio-pathologie pour décrypter les mécanismes d’une maladie et essayer de trouver de nouvelles voies pour chercher des médicaments. Il y a des essais avec de nouvelles molécules pour vérifier leur efficacité et des essais sur la qualité de vie. Ce qui est très important, c’est de garder des essais cliniques en France, car la population française à des caractéristiques différentes de celles d’autres pays."
Témoignage du Pr Martine Laville, Directeur du Centre de Recherche en Nutrition Humaine (CNRH) Rhône-Alpes
Voir aussi : un 2e témoignage du Pr Martine Laville sur le rôle du médecin investigateur.
Mis à jour le 27/04/2010
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