Elise, volontaire sain
Le texte du témoignage
"Je suis étudiante infirmière. Le centre d’investigation laisse régulièrement des petites publicités pour nous inciter à participer à leurs essais cliniques.
C’est toujours une expérience nouvelle de participer à un essai clinique, cela pouvait être enrichissant et puis on est étudiant donc l’argent c’est toujours intéressant.
La rémunération*, quand on fait la différence avec une garde d’aide-soignant où on gagne un peu moins de 110 euros pour toute une nuit et là on nous demande de passer quelques heures pour pas grand-chose et on est rémunéré à 140 euros…
On a vraiment la chance d’avoir un centre d’investigation dans notre hôpital, ce serait dommage de ne pas participer. On est dans les services continuellement, on sait l’importance de la recherche et donc on est forcément plus enclin à y participer.
L’essai clinique
Pour prendre contact au début avec le centre, j’ai appelé et demandé à quelle heure je pouvais passer. Ils nous font répondre à un petit questionnaire, nous demande plein d’informations sur nous pour voir si on rentre dans leurs critères de recherche.
Je voulais quand même savoir ce que c’était, j’ai testé un bêtabloquant… donc je me suis renseignée, je leur ai posé des questions, j’ai regardé le nombre de personnes qui l’avaient testé avant moi, s’il y avait eu des complications… On peut leur poser des questions, ils nous répondent sans problème.
On arrive au centre d’investigation, on reprend toutes nos réponses, on vérifie que c’est bon, on nous remesure, on nous repèse, on nous refait un électro-cardiogramme, on nous reprend la tension, on vérifie que tout va bien. Pour les filles il y a un test de grossesse. On nous fait prendre le traitement, on nous fait faire un test d’effort, après on nous fait une surveillance toutes les heures.
L’essai dure une journée, on arrive le matin, on repart l’après-midi. Ce n’est pas très compliqué ni si long que cela à attendre, on prend un bouquin on a la télé…
Entourage
« Tu vas tester quoi comme médicament ? un bêtabloquant, qu’est-ce que ça va faire ? fais attention... » En même temps moi j’avais envie de le faire, je l’ai fait."
Témoignage d’Elise, volontaire sain ayant participé à un protocole dans un Centre d'Investigation Clinique (CIC) à l'hôpital Saint Antoine (Paris)
*La loi française pose en principe général qu'il n'y a pas de contrepartie financière pour les participants à une recherche biomédicale, toutefois, il est possible de verser aux participants à la recherche une indemnité de compensation des contraintes subies. Voir la page :
Indemnisation
Mis à jour 26/04/2010
En savoir plus
Les métiers de la recherche
Les patients, les volontaires sains
Questions / Réponses
Choisissez une idée reçue !
Notre carrousel vidéo vous permettra de chasser vos idées reçues...
Accédez aux vidéos du micro-trottoir

