Stéphane, volontaire sain

 

Le texte du témoignage

"Je suis pompier, j’ai 33 ans, je suis marié et j’ai deux petits garçons magnifiques. J’ai entendu parler des essais cliniques par du bouche à oreille. J’ai trouvé intéressant l’idée de pouvoir à mon tour participer à ce genre d’essais.

J’étais intéressé pour vivre une expérience et mettre au profit de la recherche ma dite « bonne santé » pour faire évoluer un peu les choses. Peut-être que mes enfants auront besoin un jour de profiter des nouveaux médicaments. La rémunération* serait plutôt vue comme une compensation, mais qui n’est pas l’idée première étant donné que c’est une faible rétribution.

J’ai téléphoné tout simplement, on m’a informé qu’il y avait une recherche de volontaires pour une étude. Je me suis présenté, accueil parfait, personnel d’une gentillesse extrême qui m’a exposé très clairement les attentes et a procédé ensuite à un examen médical. Au vu des résultats concluants, ils m’ont proposé de poursuivre et revenir pour faire la prise de médicament et les essais qui vont avec.
Dès notre arrivée, on nous informe vraiment du sujet de l’étude, le sujet pouvant à juste titre ne pas convenir ou faire peur. Il est normal de se poser des questions, par exemple, est-ce que c’est dangereux. J’avais déjà ma réponse en partie, elle a été confortée par l’équipe médicale. On ne va pas imposer des prises de médicament à M. et Mme tout le monde s’il y avait un gros risque de catastrophe. Je pense que l’équipe médicale ne voudrait pas voir ici des complications cliniques. De toute façon les doses sont infimes.

Les quelques questions que j’ai pu me poser ont trouvé leurs réponses très facilement et très clairement. J’ai essentiellement eu à faire à des infirmières, puis j’ai rencontré le médecin qui était à ma disposition pour apporter des réponses plus précises.

J’en ai discuté avec mes proches qui vont dans mon sens et sont tout à fait pour ce genre de pratiques. Avant de participer à l’essai, on m’a délivré plusieurs informations. D’abord le sujet de l’étude, le nom du médicament et ses influences, son historique et le but recherché de l’étude. On nous a bien informés du fait qu’on pouvait se retirer à tout moment de l’étude si on avait la moindre peur, la moindre peur, la moindre hésitation.Pour nous faire comprendre si on est d’accord pour aller plus loin dans l’étude, on nous fait signer un document attestant de notre consentement.

Etant pompier je suis peut-être un peu plus sensibilisé sur la détresse des gens, de quelque milieu social que ce soit. J’avais envie d’apporter ma pierre et dd participer à un essai clinique qui peut-être aura des conséquences favorables pour de nombreux malades, je l’espère."

Témoignage de Stéphane, volontaire sain ayant participé à un protocole dans un Centre d'Investigation Clinique (CIC) à l'hôpital Saint Antoine (Paris)

*La loi française pose en principe général qu'il n'y a pas de contrepartie financière pour les participants à une recherche biomédicale, toutefois, il est possible de verser aux participants à la recherche une indemnité de compensation des contraintes subies. Voir la page :
Indemnisation

Mis à jour 26/04/2010

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